Athènes – Rues taguées, cafés cosy à côté des squats de migrants ou des niches de drogue: le quartier rebelle d’Exarcheia où les descentes policières se sont multipliées récemment, veut garder son identité historique de « lieu d’échange d’idées ». Une manifestation est prévue samedi pour dénoncer « la répression ».

Le nouveau gouvernement de droite de Kyriakos Mitsotakis, dont le mot d’ordre est « la sécurité des citoyens », a promis de « rétablir le caractère particulier du quartier et de ne pas le laisser être un repaire d’illégalité, de causeurs de troubles et de trafic de drogue ».

(…) Après le déménagement des universités hors du centre-ville, dans les années 80, Exarcheia continuera d’attirer les jeunes et de cultiver un profil politisé, noyau des groupes de gauche, d’extrême gauche ou des anarchistes.

(…) Au cours de la dernière décennie, « des causeurs de troubles sont apparus et le trafic de drogue a pris de l’ampleur pendant la crise » avec une police tolérante, relève cette juriste, blessée grièvement il y a deux ans lors de violences entre un groupe de jeunes et des forces anti-émeutes.

Des habitants qualifient le quartier de « ghetto » et déplorent son abandon par les autorités aux trafics de drogue.

(…) Mais une descente des forces anti-émeutes à Exarcheia fin août, en pleines vacances d’été, pour évacuer quatre squats où vivaient 143 migrants dont de nombreuses familles avec enfants, a provoqué de vives réactions chez les habitants.

Au lendemain de cette évacuation, les déclarations d’un policier ayant qualifié d’« ordures » les squatters et de « poussière » les migrants ont alimenté la controverse.

L’Express

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