Le poids de l’immigration pour les finances du pays atteint un tel niveau qu’il obère l’efficacité de bien des réformes visant à assainir les comptes publics.

La perspective des élections municipales réveille l’exigence de réponses intelligibles sur la question de l’immigration irrégulière. Emmanuel Macron avait déjà affiché sa fermeté il y a deux ans tout juste, se voulant « intraitable » sur les reconduites. Mais, avec à peine plus de 15 % de taux de retour effectif dans leur pays d’origine des quelque 100.000 clandestins soumis à une obligation de quitter le territoire, il n’a pas fait mieux que ses prédécesseurs. Implacable réalité internationale qui veut qu’un migrant ne puisse être renvoyé sans l’accord de son pays d’origine.

Le flux migratoire prend désormais en France la forme d’une immigration de rebond depuis l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, l’Espagne. Ce qui nourrit les peurs et favorise les extrêmes. Si la France échoue à renvoyer les étrangers qu’elle juge indésirables, peut-être doit-elle s’évertuer à devenir moins attractive, se demandent nos élites. Bercy, pour sa part, regarde les comptes.

(…) Le Figaro

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