Une tribune de Guilhem Carayon, responsable de l’UNI pour l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Cela fait plus de 60 ans que la colonisation française s’est achevée. On pourrait croire le débat clos sur cette période de notre histoire. Mais voilà que le témoignage récent d’un étudiant en Science-Politique, à l’Université de Lyon 2, souligne la prolifération des thèses « décolonialistes » à l’Université.

Cet étudiant révèle l’existence, au programme du cours « Sociologie des mobilisations collectives », d’un chapitre introductif sur « Les effets de la répression sur les mobilisations et les militants », assorti d’une étude particulière d’un texte sur la mort du militant écologiste Rémy Fraisse. On apprend également que le directeur de l’UFR d’Anthropologie, Sociologie et Science politique, avait adressé un courrier électronique en décembre 2017 aux étudiants de l’université pour les appeler à manifester devant la Préfecture du Rhône afin de soutenir les migrants… L’Université Lyon 2 est-elle la seule à avoir pris un tournant « décolonialiste » ou serait-elle révélatrice de la percée de ce courant à l’Université, en France ?

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